Fonctions mathématiques pour nombres complexes — "cmath"
********************************************************

======================================================================

Ce module fournit l'accès aux fonctions mathématiques pour les nombres
complexes. Les fonctions de ce module acceptent les entiers, les
nombres flottants ou les nombres complexes comme arguments. Elles
acceptent également tout objet Python ayant une méthode
"__complex__()" (respectivement "__float__()") : cette méthode est
utilisée pour convertir l’objet en nombre complexe (respectivement un
nombre flottant) et la fonction est ensuite appliquée sur le résultat
de la conversion.

Note:

  Sur les plate-formes  avec un support système et matériel des zéros
  signés, les fonctions incluant une coupure complexe sont continues
  *de chaque* côté de la coupure : le signe du zéro distingue les deux
  extrémités de la coupure. Sur les plate-formes ne supportant pas les
  zéros signés, la continuité est spécifiée en-dessous.


Conversion vers et à partir de coordonnées polaires
===================================================

Un nombre complexe Python "z" est stocké de manière interne en
coordonnées *cartésiennes*. Il est entièrement défini par sa *partie
réelle* "z.real" et sa *partie complexe* "z.imag". En d'autres termes
:

   z == z.real + z.imag*1j

Les *coordonnées polaires* donnent une manière alternative de
représenter un nombre complexe. En coordonnées polaires, un nombre
complexe *z* est défini par son module *r* et par son argument (*angle
de phase*) *phi*. Le module *r* est la distance entre *z* et
l'origine, alors que l'argument *phi* est l'angle (dans le sens
inverse des aiguilles d'une montre, ou sens trigonométrique), mesuré
en radians, à partir de l'axe X positif, et vers le segment de droite
joignant *z* à l'origine.

Les fonctions suivantes peuvent être utilisées pour convertir à partir
des coordonnées rectangulaires natives vers les coordonnées polaires,
et vice-versa.

cmath.phase(x)

   Renvoie l'argument de *x*, dans un nombre flottant. "phase(x)" est
   équivalent à "math.atan2(x.imag, x.real)". Le résultat se situe
   dans l'intervalle [-*π*, *π*], et la coupure par cette opération se
   situe sur la partie négative de l'axe des réels, continue par au-
   dessus. Sur les systèmes supportant les zéros signés (ce qui inclut
   la plupart des systèmes utilisés actuellement), cela signifie que
   le signe du résultat est le même que "x.imag" même quand "x.imag"
   vaut zéro :

      >>> phase(complex(-1.0, 0.0))
      3.141592653589793
      >>> phase(complex(-1.0, -0.0))
      -3.141592653589793

Note:

  Le module (valeur absolue) d'un nombre complexe *x* peut être
  calculé en utilisant la primitive "abs()". Il n'y a pas de fonction
  spéciale du module "cmath" pour cette opération.

cmath.polar(x)

   Renvoie la représentation de *x* en coordonnées polaires. Renvoie
   une paire "(r, phi)" où *r* est le module de *x* et phi est
   l'argument de *x*. "polar(x)" est équivalent à "(abs(x),
   phase(x))".

cmath.rect(r, phi)

   Renvoie le nombre complexe *x* dont les coordonnées polaires sont
   *r* et *phi*. Équivalent à "r * (math.cos(phi) +
   math.sin(phi)*1j)".


Fonctions logarithme et exponentielle
=====================================

cmath.exp(x)

   Renvoie *e* élevé à la puissance *x*, où *e* est la base des
   logarithmes naturels.

cmath.log(x[, base])

   Renvoie le logarithme de *x* dans la *base* précisée. Si la *base*
   n'est pas spécifiée, le logarithme *naturel* (népérien) de *x* est
   renvoyé. Il y a une coupure, partant de 0 sur l'axe réel négatif et
   vers "-∞", continue par au-dessus.

cmath.log10(x)

   Renvoie le logarithme en base 10 de *x*. Elle a la même coupure que
   "log()".

cmath.sqrt(x)

   Renvoie la racine carrée de *x*. Elle a la même coupure que
   "log()".


Fonctions trigonométriques
==========================

cmath.acos(x)

   Renvoie l'arc cosinus de *x*. Il y a deux coupures : une allant de
   1 sur l'axe réel vers ∞, continue par en-dessous ; l'autre allant
   de "-1" sur l'axe réel vers "-∞", continue par au-dessus.

cmath.asin(x)

   Renvoie l'arc sinus de *x*. Elle a les mêmes coupures que "acos()".

cmath.atan(x)

   Renvoie la tangente de *x*. l y a deux coupures : une allant de
   "1j" sur l'axe imaginaire vers "∞j", continue par la droite ;
   l'autre allant de "-1j" sur l'axe imaginaire vers "-∞j", continue
   par la gauche.

cmath.cos(x)

   Renvoie le cosinus de *x*.

cmath.sin(x)

   Renvoie le sinus de *x*.

cmath.tan(x)

   Renvoie la tangente de *x*.


Fonctions hyperboliques
=======================

cmath.acosh(x)

   Renvoie l'arc cosinus hyperbolique de *x*. Il y a une coupure,
   allant de 1 sur l'axe réel vers "-∞", continue par au-dessus.

cmath.asinh(x)

   Renvoie l'arc sinus hyperbolique de *x*. Il y a deux coupures : une
   allant de "1j" sur l'axe imaginaire vers "∞j", continue par la
   droite ; l'autre allant de "-1j" sur l'axe imaginaire vers "∞j",
   continue par la gauche.

cmath.atanh(x)

   Renvoie l'arc tangente hyperbolique de *x*. Il y a deux coupures :
   une allant de "1" sur l'axe réel allant vers "∞", continue par en-
   dessous ; l'autre allant de "-1" sur l'axe réel vers "-∞", continue
   par au-dessus.

cmath.cosh(x)

   Renvoie le cosinus hyperbolique de *x*.

cmath.sinh(x)

   Renvoie le sinus hyperbolique de *x*.

cmath.tanh(x)

   Renvoie la tangente hyperbolique de *x*.


Fonctions de classifications
============================

cmath.isfinite(x)

   Renvoie "True" si la partie réelle *et* la partie imaginaire de *x*
   sont finies, et "False" sinon.

   Nouveau dans la version 3.2.

cmath.isinf(x)

   Renvoie "True" si soit la partie réelle *ou* la partie imaginaire
   de *x* est infinie, et "False" sinon.

cmath.isnan(x)

   Renvoie "True" si soit la partie réelle *ou* la partie imaginaire
   de *x* est NaN, et "False" sinon.

cmath.isclose(a, b, *, rel_tol=1e-09, abs_tol=0.0)

   Renvoie "True" si les valeurs *a* et *b* sont proches l'une de
   l'autre, et "False" sinon.

   Déterminer si deux valeurs sont proches se fait à l'aide des
   tolérances absolues et relatives données en paramètres.

   *rel_tol* est la tolérance relative -- c'est la différence maximale
   permise entre *a* et *b*, relativement à la plus grande valeur de
   *a* ou de *b*. Par exemple, pour définir une tolérance de 5%,,
   précisez "rel_tol=0.05". La tolérance par défaut est "1e-09", ce
   qui assure que deux valeurs sont les mêmes à partir de la 9^e
   décimale. *rel_tol* doit être supérieur à zéro.

   *abs_tol* est la tolérance absolue minimale -- utile pour les
   comparaisons proches de zéro. *abs_tol* doit valoir au moins zéro.

   Si aucune erreur n'est rencontrée, le résultat sera : "abs(a-b) <=
   max(rel_tol * max(abs(a), abs(b)), abs_tol)".

   Les valeurs spécifiques suivantes : "NaN", "inf", et "-inf"
   définies dans la norme IEEE 754  seront manipulées selon les règles
   du standard IEEE. En particulier, "NaN" n'est considéré proche
   d'aucune autre valeur, "NaN" inclus. "inf" et "-inf" ne sont
   considérés proches que d'eux-mêmes.

   Nouveau dans la version 3.5.

   Voir aussi:

     **PEP 485** -- Une fonction pour tester des égalités approximées


Constantes
==========

cmath.pi

   La constante mathématique *π*, en tant que flottant.

cmath.e

   La constante mathématique *e*, en tant que flottant.

cmath.tau

   La constante mathématique *τ*, sous forme de flottant.

   Nouveau dans la version 3.6.

cmath.inf

   Nombre à virgule flottante positif infini. Équivaut à
   "float('inf')".

   Nouveau dans la version 3.6.

cmath.infj

   Nombre complexe dont la partie réelle vaut zéro et la partie
   imaginaire un infini positif. Équivalent à "complex(0.0,
   float('inf'))".

   Nouveau dans la version 3.6.

cmath.nan

   Un nombre à virgule flottante *NaN* (*Not a number*). Équivalent à
   "float('nan')".

   Nouveau dans la version 3.6.

cmath.nanj

   Nombre complexe dont la partie réelle vaut zéro et la partie
   imaginaire vaut un *NaN*. Équivalent à "complex(0.0,
   float('nan'))".

   Nouveau dans la version 3.6.

Notez que la sélection de fonctions est similaire, mais pas identique,
à celles du module "math". La raison d'avoir deux modules est que
certains utilisateurs ne sont pas intéressés par les nombres
complexes, et peut-être ne savent même pas ce qu'ils sont. Ils
préféreraient alors que "math.sqrt(-1)" lève une exception au lieu de
renvoyer un nombre complexe. Également, notez que les fonctions
définies dans "cmath" renvoient toujours un nombre complexe, même si
le résultat peut être exprimé à l'aide d'un nombre réel (en quel cas
la partie imaginaire du complexe vaut zéro).

Une note sur les *coupures* : ce sont des courbes sur lesquelles la
fonction n'est pas continue. Ce sont des caractéristiques nécessaires
de beaucoup de fonctions complexes. Il est supposé que si vous avez
besoin d'utiliser des fonctions complexes, vous comprendrez ce que
sont les coupures. Consultez n'importe quel livre (pas trop
élémentaire) sur les variables complexes pour plus d'informations.
Pour des informations sur les choix des coupures à des fins
numériques, voici une bonne référence :

Voir aussi:

  Kahan, W:  Branch cuts for complex elementary functions; or, Much
  ado about nothing's sign bit.  In Iserles, A., and Powell, M.
  (eds.), The state of the art in numerical analysis. Clarendon Press
  (1987) pp165--211.
